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Ramsay Santé x Resilience Care : comment la télésurveillance améliore le quotidien à la Clinique Belharra

le 16/02/2026

Ramsay Santé x Resilience Care : comment la télésurveillance améliore le quotidien à la Clinique Belharra

Adoption terrain, collaboration pluridisciplinaire et bénéfices patients : plongez au coeur de la Clinique Belharra (Bayonne) avec le Dr Philippe Boudier, Oncologue, et Myriam Esponde, Infirmière de Coordination (IDEC).

Dans une démarche d'innovation constante pour améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer, le groupe Ramsay Santé, leader européen de l'hospitalisation privée, a noué en 2022 un partenariat stratégique avec Resilience Care pour déployer sa solution Resilience Oncology.

Ce qui a commencé par une implémentation dans 2 établissements pilotes s'est transformé en un déploiement d'envergure : aujourd'hui, la solution est utilisée par 22 équipes soignantes* (médecins et IDEC) à travers le groupe. Au total, ce sont 5 732 patients* qui ont bénéficié de ce télésuivi à l’échelle de Ramsay Santé depuis le lancement, avec une file active de +2200 patients télésurveillés par mois en moyenne*.

Mais au-delà d'un projet de groupe et des volumes, comment cet outil s'intègre-t-il concrètement dans le quotidien ? Pour le savoir, nous nous sommes entretenus avec l'équipe de la Clinique Belharra à Bayonne. Myriam Esponde, Infirmière de Coordination (IDEC) impliquée dès le lancement du projet dans le centre, et le Dr Philippe Boudier, oncologue médical, nous livrent leur regard croisé sur trois années d'utilisation.

La télésurveillance est déployée depuis plusieurs années à la Clinique Belharra. Comment avez-vous appréhendé l'arrivée de ce nouvel outil dans vos habitudes de travail ?
Myriam Esponde : Nous avons déployé la télésurveillance en 2022. La clinique, avec les équipes médicales, ont fait le choix de démarrer sur les parcours des cancers du sein et gynécologiques afin d'améliorer le suivi des chimiothérapies et hormonothérapies. J’ai lancé le sujet au démarrage, et cela va faire trois ans que nous travaillons avec la solution.
Au début, je craignais que cela me prenne plus de temps et s’ajoute aux temps d'appel. J'avais construit mon travail sans la solution, avec des rythmes de visites et d'appels définis. Je ne savais pas s'il y aurait des redondances et comment la charge de travail évoluerait.
Finalement, je me suis rendu compte que cela permettait d'avoir des appels plus à propos pour le patient, sans forcément ajouter du travail. Au fur et à mesure, j'ai arrêté un des deux appels que je prévoyais en systématique. L'un dans l'autre, cela s'est équilibré. Trois ans plus tard, il s'agit d'un outil de soin qui s’intègre à mon quotidien comme peuvent l'être le téléphone ou les visites. Désormais, j'aurais plus de difficulté à faire sans.

Quel est le périmètre d'utilisation de la solution aujourd'hui, en termes de volume de patients et de parcours de soins ? Comment organisez-vous leur inclusion ?
Myriam Esponde : À ce jour, 662 patients ont bénéficié de la télésurveillance* depuis le lancement dans notre établissement. Actuellement, 230 patients sont suivis activement* via la solution. Depuis 2023, nous sommes deux collègues à faire de la télésurveillance.
Dr Philippe Boudier : De mon côté, je pars du principe que tous les patients que je vois en consultation sont éligibles à partir du moment où ils ont un traitement (hormonothérapie, chimiothérapie, immunothérapie...). Sauf contre-indication relative, comme l'âge, le dispositif est proposé à tout le monde, qu’importe le traitement.
Je leur donne la plaquette d'information puis, mes collègues infirmières de coordination (IDEC), Myriam et Gulsen prennent le relais pour leur expliquer le fonctionnement. C’est ensuite au patient de prendre la décision. S’il n’adhère pas, nous ne le forçons pas. Myriam et Gulsen continuent de le prendre en charge et peuvent à nouveau lui proposer plus tard si elles sentent une ouverture.

L'âge n'est pas un frein.
Au sein du groupe Ramsay Santé, l'âge moyen des patients télésurveillés est de 64 ans*. Contrairement aux idées reçues, les patients seniors sont pour la plupart équipés de smartphones et s'approprient très bien l'outil, seuls ou aidés par leurs proches, garantissant une égalité d'accès aux soins.

Concrètement, quelle organisation avez-vous mise en place pour intégrer la télésurveillance au sein du service ? Quels sont les rôles et responsabilités définis pour chacun ?
Dr Philippe Boudier : Je suis arrivé il y a quatre mois et me suis donc greffé à l'organisation qui fonctionnait déjà très bien dans le service. La télésurveillance a amélioré ma pratique dans le bon sens du terme.
Ce sont les IDEC qui reçoivent les alertes et gèrent la majorité des cas. S'il y a besoin d'une prescription ou d’un avis médical, elles me remontent l'information et nous en discutons.

Au quotidien, comment gérez-vous les alertes en vous appuyant sur la télésurveillance ?
Myriam Esponde : Concernant la gestion des alertes, je ne me fie pas uniquement à leur couleur pour prioriser. Je consulte également l'analyse du dossier patient avec l’historique des questionnaires. Je regarde tout, je traite en deux clics ce qui peut l'être et n’est pas urgent, et pour ce qui m'alerte vraiment, je traite au cas par cas pour chaque patient.
Par exemple, pour des suivis sous hormonothérapie, des patients peuvent présenter des douleurs articulaires pendant cinq ans. Dans ce cas, je peux avoir plusieurs mois de suite des symptômes qui paraissent graves, alors qu'ils sont connus et stabilisés. Ce n'est donc pas une urgence. L'enjeu est de voir avec le patient où il se situe psychologiquement.

Muting des alertes
Pour optimiser la gestion des alertes par les équipes soignantes, Resilience PRO permet de suspendre temporairement les notifi cations pour certains symptômes stables, selon des critères cliniques prédéfi nis. Cette mise en sourdine est sécurisée : elle prend fi n automatiquement en cas d’aggravation ou à l’expiration d’un délai de sécurité, garantissant ainsi la reprise immédiate de la surveillance active.

Au-delà des processus, quel est l’impact de l'arrivée de la télésurveillance sur l'organisation générale de votre service ? Comment modifie-t-elle le suivi de vos patients ?
Dr Philippe Boudier : Il est souvent difficile de me joindre directement ou de joindre ma secrétaire car nous sommes pris en consultation et en hôpital de jour. Avec la télésurveillance, les patients ont un canal privilégié. Ils savent que les IDECs sont plus réactives, et ils sont contents de recevoir une réponse dans la journée.
Cela me dégage du temps et évite de faire des téléconsultations intercurrentes pour évaluer la tolérance du traitement. S'il se passe quoi que ce soit entre les consultations, nous sommes avertis et les patients savent également qu'ils ont les moyens de prévenir avec une réponse rapide. Cela fluidifie le dialogue avec l'équipe soignante.
Par exemple, s'il existe une neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie, le fait d'avoir cette information via l'application avant la prochaine consultation permet d'anticiper la problématique et mettre en place un traitement spécifique. Par la suite, lors de la consultation qui suit nous pouvons déjà savoir si ce traitement est efficace et donc le poursuivre ou l'adapter.
Myriam Esponde : L’ancienne équipe avec qui je travaillais avait constaté que les secrétaires recevaient moins d'appels et que le médecin était moins sollicité.

Une prise en charge pluridisciplinaire efficace
Les chiffres du Groupe Ramsay Santé confirment le ressenti de l'équipe de Belharra : 97% des alertes remontées par les patients sont traitées en autonomie par les IDE, avec l'accord préalable des oncologues. Cette collaboration étroite permet de concentrer le temps médical sur les cas les plus complexes.

Constatez-vous un impact sur la qualité du suivi, la sécurité des soins et la prévention des complications ?
Philippe Boudier : Le retour du terrain suggère un impact positif sur l'observance. Notamment, dans le cas où un patient va mal parce qu’il ne tolère pas bien son traitement et qu’il ne doit être vu que dans plusieurs semaines, il peut nous envoyer une notification pour nous prévenir. Nous déclenchons alors une consultation pour adapter, ce qui permet de ne pas le "dégoûter" du traitement.
Myriam Esponde : Pour les thérapies ciblées, avec les diarrhées par exemple, le fait de pouvoir discuter et d'adresser rapidement la problématique en ajustant les paliers permet au patient de tenir le traitement pendant plus longtemps. Cela nous aide à détecter de façon précoce des signes pouvant
conduire à des complications ou une hospitalisation. Nous pouvons donc agir beaucoup plus rapidement que si nous devions attendre la consultation.
Le fait de savoir comment les patients évoluent permet d’être plus vigilant sur l'altération de l'état général. Lorsque je n’avais pas la solution de télésurveillance, certains patients jouaient le jeu d’appeler pour leurs effets secondaires, mais pas tous. C’est la raison pour laquelle j’avais mis en place des appels systématiques : afin de rattraper les patients silencieux, avoir les informations en inter-cure et pas seulement le jour de la consultation. Avec l'application, je trouve que les patients sont étonnamment sincères, plus que ce que je ne l'aurais imaginé. J'en apprends davantage sur l'état général grâce au questionnaire que par ma propre investigation. Les patients disent vraiment ce qu'ils ressentent, alors qu'à l'oral ils peuvent minimiser ou remonter seulement ce qui leur pose problème sur l'instant. Le questionnaire permet de rattraper les "à-côtés". Par exemple, pour les personnes sous hormonothérapie, la sécheresse vaginale ou les questions d'ordre sexuel sont fréquentes. Il est rare que les patientes viennent m'en parler spontanément, par pudeur. Avec le questionnaire, elles répondent franchement, et moi je peux donner des solutions.

Auriez-vous un exemple concret récent où la télésurveillance a fait la différence ?
Dr Philippe Boudier : Récemment, Myriam m'a signalé une mucite chez une patiente traitée par chimiothérapie. Dans mon ancienne activité sans télésurveillance, j'aurais découvert cela trois semaines plus tard en consultation. Là, nous avons pu anticiper et mettre un traitement en place immédiatement afin de ne pas la laisser seule avec sa douleur pendant 15 jours.

Dans quelle mesure cet accompagnement à distance influe-t-il sur la qualité de vie de vos patients ?
Myriam Esponde : Il s'agit principalement de réassurance : ceux qui adhèrent se sentent plus sécurisés. Ce lien, ce questionnement, le fait de savoir que nous prenons des nouvelles, les rassure énormément. Cela concerne autant les chimiothérapies en Hôpital de Jour que les traitements oraux à la maison (Thérapies orales ou hormonothérapies). Même lorsqu'ils n’utilisent pas beaucoup l’application, le fait de savoir qu'ils peuvent nous envoyer un message les rassure. Et cela est particulièrement vrai pour les patients très anxieux qui ont peur d'être seuls à la maison.
Par ailleurs, l'application apporte également des articles et des soins de support. Pour les personnes isolées, cela aide énormément. Des patients me disent faire leur sophrologie ou le yoga via l'application et d'autres suivent les conférences. Par exemple, suite à une chimiothérapie par Taxol, les ongles peuvent s'abîmer. Après l’avoir notifié dans leur questionnaire, ils ont reçu l'article conseillant des bains au Dakin pour les ongles ou une astuce que je ne connaissais pas. C'est le petit complément, le plus que l'IDEC n'apporte pas tout de suite. Ils savent que ce sont des informations fiables et sont moins tentés d’aller sur internet.

Pour conclure, quel regard portez-vous aujourd’hui sur la télésurveillance ?
Dr Philippe Boudier : La télésurveillance est une aide précieuse car elle offre une vision globale, surtout lorsque l'on suit un grand nombre de patients.
Pour que le dispositif fonctionne, il faut une équipe dédiée autour du patient, avec un rôle précis pour chacun dans le parcours. L'outil seul ne suffit pas : sans l'infirmière de coordination pour filtrer et gérer les alertes, rien ne serait possible. Lorsqu'une personne est spécifiquement dédiée au suivi et que l’outil est correctement utilisé, c'est un véritable gain de temps et de sécurité pour tous, apportant une véritable tranquillité d'esprit aux patients.
Myriam Esponde : Cela fait partie de notre rôle de soignant de prendre soin du patient. Sans la télésurveillance, pour assurer un suivi efficace, il faudrait que le patient nous appelle pour signaler chaque symptôme, et il faudrait traiter ces retours manuellement. Aujourd'hui, si on m'enlevait l'outil, je pense qu'on perdrait en qualité de prise en charge.

La voix des patients
L'impact sur le vécu des patients est mesurable :
64 (excellent) : c'est le Net Promoter Score (NPS)*** attribué par les patients utilisateurs.
79%* des patients qui utilisent l'application sont observants et répondent régulièrement à leurs questionnaires
87,57%* des patients déclarent que signaler leurs symptômes régulièrement leur permet d'améliorer les discussions avec leur équipe soignante.
88,56%* des patients déclarent que la télésurveillance leur donne le sentiment de mieux contrôler leur maladie.
82,27%* des patients déclarent que grâce à la télésurveillance et aux ressources proposées par Resilience, ils ressentent moins le besoin d’appeler leur équipe soignante.
Sources
* Données basées sur les retours de Ramsay Santé, la clinique Belharra & Resilience Care — mises à jour 01/2026
** Enquêtes de satisfaction menées auprès de 813 patients utilisant la solution - Juillet 2024 à janvier 2026
*** Le Net Promoter Score (NPS) est un indicateur clé qui mesure la satisfaction globale des patients et leur probabilité de recommander la solution à d'autres.
Resilience MD- 24 avenue Victor Hugo 64200 Biarritz - bonjour@resilience.care
La solution Resilience comprend le module de télésurveillance Resilience PRO, indiqué pour le suivi de patients atteints de cancer, en permettant la surveillance des évènements indésirables afin de décider de la nécessité d'adapter la prise en charge du patient. Ce dispositif médical de classe IIa est un produit de santé réglementé qui porte, au titre de cette réglementation, le marquage CE 0459. Fabriqué par Resilience MD, Resilience PRO est un dispositif médical remboursé par l'Assurance Maladie. Lire attentivement la notice. Version 1, janvier 2026. Resilience, RCS de Paris sous le numéro 893 834 713